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mardi 11 septembre 2018

Mirrorless : switching from Fuji to Nikon


Now that Nikon has launched its full-frame mirrorless cameras, and now that it has been confirmed that motorized F-mount lenses will be fully usable on the Z cameras (with the added benefit of in-body stabilization!), it makes sense for me to seriously contemplate getting rid of all my lightweight Fujifilm equipment.


One major caveat is, however, the electronic viewfinder. Until now, I never wanted to part with my Fuji X-Pro 2, mostly because of its superior optical/electronic viewfinder. The Nikon Z7 only has an electronic viewfinder. It was praised by most of the people who have handled the new camera so far, but I found one professional photographer who had this to say:
“However, there was one thing that I really struggled with: the EVF brightness. When you look through the viewfinder of a DSLR, you see the scene at the same brightness as with your bare eye. With an EVF that's different because you're basically looking at a miniature Live View monitor, and you need to set the brightness level for that yourself. Several times I found myself being fooled by the brightness of the EVF, tricking me into thinking that I shot a nice and bright image with tons of shadow detail, whereas in reality the image was actually horribly underexposed. While it is true that one look at the histogram would tell me this, in the heat of the moment that sometimes did not compute.

At first, I started to change the brightness level of the EVF to match what I was seeing, but that didn't prove to be a definitive solution either. I ended up more or less ignoring the brightness level of the image in the EVF and only use it for composition, light direction, focus, depth of field, and instead relying on the histogram for exposure. Overall, I would say the default setting of the EVF is too bright.”

This is not fully reassuring; it is exactly as I feared. And so, I will have to wait until I go to Paris and am able to have look myself through a Z7 viewfinder, to see if I can live with it or not.

I will also wait for all the hype and urgency to die down a bit and for the prices to relax as well. I will keep reading the reviews, especially those having to do with the viewfinder and the performance of F-mount lenses, which I’m sure will be quite good —I just want to see how good exactly, because there is just one small chance that it might not satisfy…

In the meantime, I will soon be putting up for sale my entire Fuji kit, which comprises an X-Pro 2 body, 4 or 5 batteries, various accessories, and the following lenses:

Fujinon 16 mm f/1.4
Fujinon 23mm f/1.4
Fujinon 35 mm f/1.4
Fujinon 56 mm f/1.2
Fujinon 90 mm f/2
Fujinon 55~200 mm


dimanche 1 octobre 2017

Alors, ce Fuji, au retour d’Amsterdam ?




Rayon encombrement, poids, le Fuji est excellent. Même accompagné de 4 focales fixes, tout cela reste peu encombrant et plutôt léger dans le petit sac à dos Eastpak.

Rayon autonomie, c’est à peu près correct, même si je transporte en vérité 4 batteries (au lieu de 2 au maximum avec mon Nikon), et même si passer de « tiens, je n’ai plus qu’une barre dans cette batterie… » à « zut, la batterie est à plat ! » est parfois terriblement rapide, et surtout très imprévisible. Avec un bâton, on pense avoir encore de quoi faire au moins une bonne dizaine de photos, et parfois ça tombe en rideau bien avant cela !

Rayon agrément d’utilisation, les réflexes, l’emplacement des commandes, la façon même de photographier, sont assez différents. C’est un nouvel outil à apprendre, et on râle parfois de ne pas disposer des commandes figurant sur le D810, ou de ne pas pouvoir réaliser ce qui se fait si simplement sur l’autre boîtier… Cela dit, l’un dans l’autre le Fuji X-Pro 2 est agréable à utiliser, réactif et tombant bien en main (surtout avec le repose-pouce Lensmate). Dommage que le correcteur d’exposition, si… exposé, justement, aux manipulations involontaires, ne soit pas protégé par un verrou comme le barillet des vitesses ; on le déplace trop facilement sans s’en rendre compte.

Rayon qualité d’image… eh bien, quand on a le soleil plus ou moins dans le dos, la qualité est irréprochable, aussi bonne ou quasiment qu’avec mes optiques fixes Nikkor, Zeiss ou Voigtländer. Mais quand les conditions de prises de vues deviennent moins simples, la dynamique du capteur n’est pas tout-à-fait au rendez-vous : on crame plus facilement les hautes lumières de manière irrécupérable, et il est bien malaisé de « récupérer » les basses lumières sans créer un bruit numérique quand même un peu gênant. C’est vrai à la sensibilité de base de 200 ISO (encore un point en retrait par rapport aux 64 ISO du D810), et ça l’est encore plus quand il faut monter dans les tours du fait d’un éclairement plus limité.


Belle lumière de ¾ arrière: résultat impeccable (Fuji X-Pro 2, 23mm f/1.4)


Lumière sur l'avant de l'appareil: c’est encore très bien, mais il ne faut pas se louper sur l'exposition car ce sera plus difficile à récupérer... (Fuji X-Pro 2, 23mm f/1.4)
Plein contrejour, soleil dans le cadre: quasiment aucune marge de manœuvre! (Fuji X-Pro 2, 23mm f/1.4)

Le bokeh reste d’excellente qualité, et le point reste très facile à contrôler en manuel avec le focus peaking (Fuji X-Pro 2, 23mm f/1.4)
Rayon utilisation des objectifs, peu de reproches à faire, les bagues de mise au point des Fujinon sont quasiment parfaites, même si elles ne font, somme toute, que commander un moteur électronique qui fait varier le point. On jurerait presque qu’il s’agit de bagues mécaniques, surtout sur les objectifs dotés de butées, comme le 14mm f/1.4. Toutefois, reproche endémique, la bague des diaphragmes est presque sur toutes les optiques beaucoup trop facile à dérégler, l’encliquetage devrait être nettement plus prononcé.

Au final, aurais-je fait mieux à Amsterdam avec le D810 ? Oui, sans aucun doute, lorsque j’ai dû photographier à contrejour ou dans des situations de dynamique étendue. Les limitations du capteur Fuji (qui, soulignons-le quand même) demeure malgré tout d’(un excellent niveau) doivent-elles nous conduire à limiter nos prises de vues, et à ne pas déclencher lorsque l’éclairement est trop difficile ? Probablement, et même si c’est dans des cas assez rares, il est ennuyeux de ne pas pouvoir se reposer dans quasiment n’importe quelle situation sur les capacités du capteur, lorsqu’on a laissé à la maison un boîtier qui sait le faire.

Et avec les possibilités encore nettement accrues du D850 (que j’achèterai certainement d’ici quelques mois lorsque les éventuels plâtres auront été essuyés…), cet argument prendra encore davantage de poids.